Dernière sortie pour wonderland

À propos du Dernière sortie pour wonderland par Ghislain Gilberti :

Paroles d’un mégalomane: « C’est sans concession que Dernière Sortie pour Wonderland referme pour toujours la porte du Pays des Merveilles et met un point final à la pudibonderie hypocrite que même Tim Burton n’a pas pu briser avec ses dernières adaptations cinématographiques. » Hypocrite ?  Ne pourrait-il pas être simplement que Burton ne considère pas les preuves existantes suffisantes pour des jugements moraux ?

Le roman est présenté comme une analyse révélant le « vrai visage » de Carroll. Le sujet nécessite une recherche minutieuse, vérifiable et discutable (sur la base de preuves) et une présentation scientifiquement propre. Mais ce livre a reçu la forme du roman « ré-écrit ». Il s’agit d’une tentative d’échapper aux critiques.

Blog Tea Time in Bloomsbury (2017-10-20) :

[…] Bon, maintenant que vous et moi avons une vision plus honnête de ce pavé de 500 pages, est-ce que ça vaut le coup de le lire ?

Oui, parce que c’est une adaptation fascinante et bien écrite. Vous ne vous rendrez pas compte que vous lisez un pavé (sauf au poids). Vous rentrerez dans un monde plein de couleurs (même si parfois, il y a un peu trop d’hémoglobine, un peu comme dans une série B ou un Tarantino), un univers connu qui continue à alimenter votre curiosité. Néanmoins, plus vous avancerez dans le livre et moins vous aurez envie de lire les passages dits parasites. Ces passages sont des traversées dans le temps pour une Alice adulte du futur qui voit des scènes de vie glauques/puantes de Lewis Carroll imaginée par l’auteur. Plus vous avancerez et plus ces passages deviennent puants, borderline de la fiction érotique pour pédophile.

[…]

Non []

Dernière Sortie pour Wonderland fait croire aux lecteurs qui ne comprennent pas les exigences d’une analyse qu’ils comprennent Carroll après avoir lu le livre. Que Gilberti, de l’avis de ses admirateurs, est un excellent écrivain ne fait qu’empirer les choses. Cependant, ce que le roman réalise, c’est qu’il rend les fantasmes de l’auteur plus clairs que les fantasmes de Carroll. Gilberti est un maître de l’écriture de fiction : Il pourrait également réécrire les instructions d’utilisation d’une machine à laver comme un roman adapté fascinant sur les appareils électroménagers pervers.

 


(1) Pages 463~485 : Une sélection (par Séverine Clément, auteur de matériel) de plus de 80 photos en noir et blanc sans spécification suffisamment précise des sources. Au moins pour une photo (en haut à gauche à la page 485) ne fait pas partie de la collection de Carroll. Les commentaires de Clément en disent plus sur sa propre imagination que sur les intentions de Dodgson/Carroll.

(2) Qui est Norah Spencer (ou Nora Spencer, CBS) ?  J’ai posé cette question à Gilbert sur Facebook. Mais après cela, il a supprimé cet article Facebook (écrit en anglais).

(3) Facebook: [1] [2] [3] [4]

(4) Babelio

 


There seems to be more “imaginative” fiction: the “novel” O fotógrafo e a rapariga by Mario Cláudio, 2015

 
2019-12-09, updated 2019-12-29

Illustrated Poetry 
in the Victorian Period

Since https://victorianpoetrypoeticsandcontext.wikispaces.com/ edited by Alison Chapman will be shut down together with wikispaces.com on 2018-07-31, I mirror their wiki page on the Lewis Carroll Picture Book in my blog and quote a paragraph on Illustrated Poetry in the Victorian Period:

Advances in technology made it possible for any given literary volume to be published en masse, thus expanding the book market extensibly. Previously, manuscript copies of a writer’s work were limited, due to the laborious effort it took to recreate these volumes; however, following the invention of the printing press, books became less of a luxury item, and, therefore, more accessible to less wealthy households.

This caused value to shift from the rarity of a book to its other additive qualities, spurring a tradition of adding corresponding illustrations to increase a books’ aesthetic appeal. Publishers encouraged 19th century writers to include pictures alongside their prose and poetry in order to draw in greater profit for themselves: these companies anticipated greater sales of an illustrated volume that of its unembellished counterpart, and were able to attach a higher price tag to each of these lavish copies.

Despite this pressure and undeniable popularity, poets were often still hesitant to publish their works accompanied by such adornments due to the notion that visual aids might skew the reader’s perception of the verse.

The choice of Stuart Dodgson Collingwood to include his uncle’s personal sketches [in the Lewis Carroll Picture Book (1899)] indicates an attempt to appeal to the gift book market, and, further, reveals the publisher’s own aspiration to profit monetarily from his personal relationship to Lewis Carroll– notorious author and poet, but lesser-known sketch artist. Through composing this augmented edition of Carroll’s most prominent titles, Collingwood undoubtedly capitalized on this pre-established celebrity while simultaneously preserving his uncle’s notoriety.

(Alison Chapman credits the wiki page on the Lewis Carroll Picture Book to an undergraduate student who prefers to be anonymous.)